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Projet sôan - fujijardins

Projet sôan - fujijardins









 

180122 - Iwazaki san

Iwasaki san est architecte. Depuis 10 ans il dirige son propre studio à Kyôtô et s’est spécialisé dans la construction et l’aménagement de sukiya et autres chashitsu. Son blog, que je suis depuis de nombreuses années, a été une précieuse source d’inspiration pour mon propre projet de construction de sôan. Depuis peu, grâce à la magie d’internet (capable d’abolir les distances), nous avons entamé une correspondance. Si je n’ai pas manqué de faire part à Iwasaki san de toute l’admiration que je portais à son travail, quelle ne fut ma surprise lorsqu’il me dit que le mien le surprenait beaucoup ! Bien entendu, je suis très loin de parvenir au degré de maîtrise qu’un charpentier japonais professionnel peut atteindre et n’ai ni les compétences techniques, ni les outils pour y parvenir. Mais je pris son commentaire pour un encouragement et une confirmation que j’allais dans le « bon sens ». En effet, comme dans tout ce que j’entreprends au travers ce laboratoire qu’est « fujijardins », mon but reste le même : essayer de me rapprocher le plus possible de ce que j’appelle «  », de ce « petit quelque chose  qui vous touche le coeur» et qui est intrinsèquement lié à toute esthétique nipponne (que l’on retrouve donc aussi bien dans un jardin, une architecture, une tasse, un dessin à l'encre, etc.). Et la tâche n’est pas chose aisée, car je n’ai jamais ressenti ce « わ »  autre part qu’au Japon. Je pense d’ailleurs à présent que l’entreprise est tout simplement impossible à réaliser, mais ceci est une autre histoire...

En novembre dernier, j’ai eu le plaisir de rencontrer Iwasaki san, à Kyôtô. Accompagné d’un ami, nous avons été reçus dans sa dernière réalisation du moment : un chashitsu de type nijô-daime (二畳台目 - 2 tatami + daime). J’aime tout particulièrement ce genre de configuration qui, à mon sens, constitue la taille parfaite pour un chanoyu intimiste et chaleureux. Chose intéressante à noter : le positionnement du ro ( - le foyer enterré ) dans le coin droit (mukogiri  - 向切) du daime (台目畳 - tatami court réservé à l’hôte) . Dans ce genre de configuration, il est plus courant de trouver le ro découpé dans le coin supérieur droit du tatami parallèle au tokonoma (daimegiri - 台目切). Mukogiri permet ainsi de dégager complètement les deux autres tatami et donc d’offrir plus d’espace pour les invités, ainsi que pour le teishu (亭主 - l’hôte) dont les déplacements seront facilités ( du fait de l’absence du ro) lors du service du chakaiseki (茶懐石 - repas frugal sur plateau).

Si nous n’avons pas eu l’occasion de régaler nos estomacs, Iwasaki san, a eu l’extrême gentillesse de réchauffer nos kokoro en nous servant un thé de manière improvisée. J’espère sincèrement avoir un jour l’occasion de l’accueillir à mon tour dans ma modeste « cabane au fond du jardin ».

Un grand merci à :
- Iwasaki san pour le temps qu’il a bien voulu m’accorder,
- Madame K. ,propriétaire des lieux qui a accepté que cette rencontre ait lieu chez elle.
- Stéphane pour son aide précieuse.

 

PS. Suite à notre rencontre, Iwasaki san a rédigé sur son blog ce message. Si le coeur vous en dit, je vous invite cher lecteur à le consulter.
(version japonaise ou version "française" googlisée).

PS II : album flickr de mon séjour de novembre disponible ici.

 

 

 

 





 


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