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Projet sôan : toujours en cours !

Cérémonies du Thé

Un petit extrait d'une des cérémonies du Thé

Posted by Centre Céramique de Giroussens on dimanche 11 octobre 2015


 



151018 - Exposition "Sur la Voie du Thé".

Si vous en avez l’occasion, cher lecteur, je vous encourage chaleureusement à faire une halte du côté du Centre de Céramique de Giroussens (Tarn). L’exposition « Sur la Voie du Thé - Céramiques et Laques pour le chanoyu » qui s’y tient jusqu’au 3 janvier 2016, réunit des pièces de toute beauté de huit artistes différents ; à savoir, six céramistes (Emmanuel Alexia, Peter Callas - USA, Pascal Geoffroy, Uwe Loellmann - Allemagne, Laetita Pineda et Tozan Wada - Japon), ainsi que deux laqueurs (Catherine Nicolas et Martine Rey).

Les commissaires de l’exposition ont eu de plus l’excellente idée de mettre en place des chakai (rencontres autour du thé) tout au long de l’évènement. Bien plus que de simples démonstrations, il s’agit ici, d’offrir aux visiteurs l’opportunité de littéralement prendre en main certaines pièces des céramistes pré-cités. Un bol à thé est conçu pour que l’on s’en serve. De plus, ce n'est qu'en le prenant en main que l’on peut véritablement en éprouver son poids, son toucher, sa couleur, sa forme même. Chaque bol apporte à celui qui le tient une sensation qui lui sera propre. Selon sa couverte, il accrochera différemment le précieux breuvage sur ses flancs intérieurs, retiendra avec plus ou moins d’intensité ses fragrances, transmettra plus ou moins rapidement sa chaleur, etc. Un bol à thé s’anime véritablement lorsqu’il est utilisé au sein d’un temae, voilà pourquoi ces chakai sont une belle occasion de « faire connaissance » autrement avec leurs créateurs.

J’ai donc eu le bonheur de participer aux journées inaugurales, invité, comme Marie-Dominique Kawano et Christophe Verdun, à préparer le thé pour les visiteurs de cette belle exposition (dont une délégation d’honorables dames de thé issues des écoles Ura Senke et Omote Senke qui semblaient être ravies de découvrir un gaijin réalisant un temae différent du leur, puisque propre à l’école de thé que j’étudie : Sôhen ryu Shôden-an - 宗偏流正伝庵). D’ordinaire, je suis plutôt réticent à ce genre de « démonstrations », mais je dois avouer que ces moments ont été très enrichissants et surtout remplis d’émotions fortes... voire très fortes...

Mais le thé n’est pas chose qui se raconte. Il se vit dans l’instant.

Alors, n’hésitez pas, cher lecteur, à consulter le planning des prochains chakai organisés à Giroussens pour vous y inscrire. Pour ma part, j’aurai à nouveau le plaisir de vous préparer le thé, les 12 et 13 décembre prochains (sous réserve de participants). N’hésitez donc pas à venir à ma rencontre si le coeur vous en dit. J’ai limité intentionnellement le nombre d’invités à 3 et proposerais un temae peu habituel pour l’occasion (plus de renseignements sur le site du centre de Céramique de Giroussens. Merci de noter que contrairement à ce qu'il y est indiqué, je ne suis pas, et ne serais sans aucun doute jamais, "maître de thé". ).

Quelques photos de l'exposition sur cet album flickr.
Vidéo ci-contre et d'autres photos ici, par Jérémie Logeay .


à suivre… (ou pas)




 


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Projet sôan : toujours en cours !

 



150829/2 - Projet sôan.

Le projet de construction de cabane à thé rustique (sôan) continue d’avancer au rythme de mon temps libre. Durant l’été, j’ai pu monter la structure à l’abri des intempéries et ajuster les diverses pièces de bois "brutes" comme le nakabashira que l’on aperçoit au centre de la photo ci-contre.

Avez-vous un peu d’imagination cher lecteur ? Voyons cela !
La photo de ce billet montre essentiellement la partie zashiki 座敷 (terme générique qualifiant une pièce avec tatami. Ici, le lieu où l’on prépare le thé avec les invités). Au premier plan, la place du teishu (l’hôte) séparée des deux places des invités (situées vers l’arrière plan) par le nakabashira 中柱 (qui marque la limite d’un petit pan de mur appelé sodekabe 袖壁 à cause de sa forme qui évoque une manche de kimono (sode = manche) et le nakaita 中板, une longue planche située entre les 2 tatami (hôte et invités) dans laquelle sera inséré le ro (foyer enterré).

Le nijiriguchi 躙口 (l’entrée basse) est visible derrière le nakabashira et fait face au tokonoma 床の間 (non visible sur la photo, mais situé au niveau de l’escabeau). Hors champ, derrière le tokonoma se trouveront mizuya 水屋 et tsuginoma 次の間, respectivement zone de préparation et « anti-chambre », qui ici, sera plus une sorte de « sas transitoire » vers le zashiki qu’une réelle pièce à part entière. Le sadôguchi 茶道口 (la porte entre tsuginoma et zashiki utilisée par le teishu) sera situé au niveau de la couverture pourpre, au premier plan. Je suis actuellement en train de monter les structures pour les faux-plafonds. Ensuite, il me faudra attaquer la toiture dont les éléments sont déjà prêts. La « face » du tokonoma est, à l’heure où j’écris ces mots, terminée., mais il reste à faire les autres côtés.

Si vous souhaitez voir plus de détails, je vous invite, cher lecteur, à consulter les photos de cet album flickr que j’alimente régulièrement au fur et à mesure de l’avancement du projet. J’espère pourvoir monter le sôan sur son emplacement définitif au printemps prochain.

à suivre… (ou pas)




 


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Soirée FORGE DE KATANA à Manigod (74) !

 



150814 -
Le katana s'invite à Manigod (74) !

Si vous avez la chance d'être dans le coin, une exceptionnelle soirée à ne pas manquer le 24 août prochain !

Pour toutes informations, merci de visiter le site de Stéphane Barbery ou celui de l'Office de Tourisme de Manigod.

à suivre… (ou pas)




 


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Shikoku, même en Armagnac !

 



 



150813 -
Shikoku, même en Armagnac !

Le coeur historique du village de Larressingle est un minuscule groupe de maisons médiévales organisées autour d’un donjon, le tout, entouré de remparts. Dans l’enceinte fortifiée, un petit musée, un restaurant et 4 ou 5 boutiques, dont une consacrée à l’exposition d’artistes locaux (céramiques, sculptures, peintures, etc).

Combien de chance existait-il pour que l’île Shikoku se rappelle à nouveau à mon bon souvenir en ce lieu ? En avril dernier, je m’étonnais déjà des « petites bonnes surprises » que la vie vous réserve parfois (voir billet 150711, ci-dessous), mais là, en Armagnac, dans cette boutique dans laquelle j'étais rentré totalement par hasard, pouvais-je imaginer me replonger dans l’univers du Henromichi, le pèlerinage des 88 temples de Shikoku ?

Rencontre improbable, donc, avec Christiane Fitzpatrick-Dellevaux, céramiste et qui tenait, en ce jour de la semaine, la boutique en question ! Christiane a fait le Henromichi en avril et mai 2010, juste avant que je ne parte à mon tour en octobre et pour la première fois, à la découverte de Kobô Daichi grâce à Ozaki san et l’association Shikoku Muchujin ( voir ou revoir cette page pour revivre ce périple).

De plus, nous avions eu l’occasion de nous croiser lors de la Japan Expo de Paris en 2011, pendant laquelle Christiane avait donné une conférence sur son voyage, juste avant que je n’intervienne à mon tour pour relater la cérémonie du thé au Eirakutei dans la ville de Marugame… que le monde est petit !

Christiane a écrit un livre (en auto-publication) pour partager son aventure sur les 1200km du parcours effectué seule et à pieds (cela va de soit me direz -vous, mais il faut savoir que nombres de pèlerins voyagent aussi en bus…). Son titre : "Pèlerine au Pays du Soleil Levant". A sa lecture, nous vivons au jour le jour et marchons au côté de Christiane d’un bout à l’autre de la boucle des 88 temples et jusqu'à la ville de Koyasan sur le Honshu... Cela donne envie d'en faire de même, un jour...

Si vous souhaitez, cher lecteur, commander un exemplaire de l'ouvrage (tarif 23 €, hors frais de port), n’hésitez pas à me contacter, je transmettrai à l’auteur.

à suivre… (ou pas)




 


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Exposition : Céramiques et Laques pour le chanoyu à Giroussens !

 



150812 -
Aux fous de chanoyu !

Une très belle exposition se prépare au Centre de Céramique de Giroussens.
Sa thématique : les céramiques et laques pour le chanoyu.

Du 24 au 27 septembre, nombres d’évènements seront également organisés, dont plusieurs conférences données par Monsieur Philippe Neeser ( maître de thé Urasenke au parcours unique pour un occidental), un workshop avec le céramiste américain Peter Callas, et plusieurs « rencontres autour du thé » ouvertes à tous et auxquelles je participerai en tant que teishu (officiant).

Emmanuel Alexia et Laetitia Pineda (dont j’ai déjà eu l’occasion de dire à quel point leur travail respectif était admirable) sont à l’origine de cet évènement exceptionnel qui ravira tout amateur de thé qui se respecte. Si vous en avez l’occasion, n’hésitez surtout pas cher lecteur, à vous y rendre. Si vous n'étiez pas disponible, vous aurez jusqu’au 03 janvier 2016 pour admirer les oeuvres exposées.

Par ailleurs, d’autres « rencontres autour du thé » se dérouleront régulièrement jusqu’à la fin de l’exposition et j’aurai à nouveau le grand plaisir de vous accueillir et de vous préparer le thé, les 12 et 13 décembre (sous réserve de participants). N’hésitez donc pas à venir à ma rencontre si le coeur vous en dit.

Merci de consulter cette page pour tout le détail et inscription.

 

à suivre… (ou pas)




 


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Sakura - Ohanami 2015 !

Kanto Sakuramochi - Ohanami 2015 !

Michiyo san no temae - Ohanami 2015 !

 



150711 -
Ohanami...

Lorsque en mars dernier, Isabelle et Arsène me proposaient de fêter Ohanami dans leur jardin et de préparer le thé pour l'occasion, j'acceptais bien volontiers. Surtout qu'Isabelle m'informait de la présence d' invités d'honneur "très spéciaux". En effet, depuis un peu plus d'un an, une entreprise nippone a racheté une usine locale de fabrication de contre-plaqué et a dépêché sur place une petite équipe 100% japonaise : les premiers habitants du Pays du Soleil Levant dans les Landes de Gascogne (à ma connaissance du moins) ! Il se trouve qu'Isabelle et Arsène avaient eu l'opportunité, quelque temps auparavant, d'inviter par personne interposée, Monsieur Takaoka le nouveau directeur de cette usine, à venir voir les sakura en fleurs de leur jardin.

Par ailleurs, sachant que Michiyo san (rencontrée en pareille occasion en 2012) serait également présente,je la contactais pour lui demander si elle accepterait de nous préparer le thé. Lors de notre dernière rencontre, c'était moi qui avait officié en tant que teishu (hôte, celui qui prépare le thé) et j'avais pu constater avec quelle élégance Michiyo san s'était comportée en tant que kyaku (invité). Il faut préciser ici, que Michiyo san a étudié sadô dans la tradition Uraku Ryu et est issue d'une famille baignant dans l'univers du théâtre nôh. J'étais donc très curieux et envieux de découvrir son temae. Michiyo san ayant accepté pour ma plus grande joie de s'atteler à la tâche, il ne nous restait plus qu'à tout coordonner et organiser.

Préparer et servir le thé n'est pas une mince affaire, surtout lorsque les invités sont japonais, mais peut être pas pour les raisons auxquelles, cher lecteur, vous pensez. Chanoyu est une tradition, qui comme beaucoup d'autres, se perd au Japon. Ainsi, force est de constater que la moyenne d'âge au sein des écoles de thé nippones est souvent plutôt élevée. De fait, être japonais n'est pas en soi, gage de connaissances en matière de chanoyu, bien au contraire ! Un japonais, sans aucune expérience des protocoles, pourrait très facilement se sentir fort mal à l'aise pendant un chakai (une réunion de thé), se retrouvant dans une situation dont il ne maîtriserait aucun des aspects… chose qu'il allait falloir absolument éviter avec Monsieur Takaoka. Mais comme précisé précédemment, l'invitation avait été faite par personne interposée et Isabelle n'avait aucune information concernant la personne de Monsieur Takaoka. Quel était son degré d'intérêt pour chanoyu ? Quel âge avait-il ? Nous savions juste que nous serions une dizaine en tout, Monsieur Takakoka étant accompagné de trois de ses collègues japonais.

Devant ce constat, nous convenions de la chose suivante : Michiyo san préparerait le thé pour Monsieur Takaoka et ses compatriotes. Ainsi, si leur connaissance en matière de chanoyu se révélaient faibles ou inexistantes, ce ne serait pas un gaijin qui leur servirait le thé, mais une japonaise (situation qui me semblait moins embarrassante, tant pour eux que pour moi). Et pour rendre l'esprit plus convivial, le chakai serait complètement informel, sans shôkyaku (invité d'honneur), ou plutôt, nous serions tous des invités d'honneur.

Pour des raisons pratiques, je me chargerai de l'intendance et le jour J, de préparer côté "mizuya" (la salle de préparation normalement attenante au zashiki - l'endroit où se trouvent les kyaku sama et le teishu - en l'occurrence ici, la cuisine) ce que l'on appelle tatedashi, c'est à dire préparer des bols de matcha pour les autres invités sans protocole particulier, hors de la vue de tous. Si vous avez déjà été invité à un chakai au Japon, peut être avez-vous, cher lecteur, déjà vécu ce genre de situation : les participants sont réunis autour du teishu dans une salle plus ou moins grande. Celui-ci prépare un bol "dans les règles" pour le ou les premiers invités, alors que l'ensemble des autres invités voient leur bol arriver depuis le mizuya, apporté par un ou plusieurs honto-sama, les "assistants" du teishu. Ainsi, la séance ne traine pas trop en longueur (chose appréciable si vous n'êtes pas adepte du seiza) tout en permettant à chacun d'assister à un "vrai" temae et de boire un bol de matcha à la bonne température. Ce genre de manifestation se nomme ôyose chakai [大寄茶会] lift: "réunion de thé de grande assemblée").

Quelles que soient les connaissances du ou des invités d'un chakai, le teishu se doit de toujours faire de son mieux en matière de préparations et de service, comme s'il devait toujours faire le thé pour un fin connaisseur ou une personne de haut rang. Ainsi, quelques jours avant la date arrêtée pour notre rencontre avec Monsieur Takaoka, je commençais à préparer tout ce dont nous allions avoir besoin pour être certain de ne rien oublier. Enfin, la veille, je me lançais dans la confection de sakuramochi tels qu'on les fait dans la région du Kanto.

Fort heureusement, tout s'est bien déroulé le lendemain. Le sakura du jardin d'accueil était magnifique, nos invités (comme nous l'avions envisagé) ne furent pas rassurés lorsque nous annoncions que nous allions leur préparer le thé. Mais très vite la tension des premiers instants d'une rencontre entre inconnus tomba, sans doute sous l'effet du rayonnement de nos bonnes intentions. Michyo san nous gratifia d'un temae très beau, très martial (même si je ne pouvais suivre cela que de manière décousue, depuis la cuisine/mizuya où je m'affairais à préparer les bols des autres convives). Quelque chose de fort se dégageait d'elle, mais ce "quelque chose" était en même temps d'une grande douceur et d'une élégance rare… vraiment impressionnant !

Mais ce qui fut encore plus impressionnant, c'est lorsque tout ceci terminé, nous tentions de faire plus ample connaissance autour d'une coupe de champagne. Et devinez, cher lecteur, d'où était originaire Monsieur Takaoka ? De Takamatsu ! Tout comme Nankai Plywood, la société qu'il représentait… comme le monde est petit et quelle délicieuse surprise !

Avant d'être invité par Madame Ozaki Mie dans le cadre des Shikoku Tours en 2010 et 2011 et d'avoir ainsi la chance de découvrir les atouts de cette île, je n'envisageais pas d'y mettre les pieds. Et voilà que celle-ci se rappelait à mon souvenir en la personne de Monsieur Takaoka ! Certes, j'ai eu depuis l'occasion de retourner sur Shikoku à titre privé et de confirmer à quel point le charme de la mer de Seto et de ses innombrables îles et îlots m'avaient envouté. Mais tout de même, quelle drôle de coïncidence !

La vie nous réserve parfois de petites surprises bien agréables.
Il faut alors savoir les faire résonner "grandement" en soi, si petites soient-elles.

à suivre… (ou pas)




 


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A la mémoire de Christian Desbois.

 



150622 -
A la mémoire de
Chrisitian Desbois
(1952-2010)

Album "La Débauche" de Tardi & Pennac.
Case n°1, page 55.

 




 


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Shikoku Henro Tour 2010